La civilisation de l’oralité a fortement marqué la société traditionnelle qui, projetée dans l’ère contemporaine, a vu l’école se substituer à ses mécanismes traditionnels de socialisation et de transmission des connaissances. C’est ainsi que la problématique de l’oralité, introduite à l’école, fait du conte une discipline et un outil didactique au préscolaire. La méconnaissance des types, sources matérielles et bons supports du conte soulève son manque d´exploitation au préscolaire. Ce qui fait que son utilisation pédagogique, visant la transmission, la compréhension et l’exploitation, traduit un réel paradoxe. La recherche didactique intègre une réflexion épistémologique, psychologique et pédagogique. Fort de cela, nous avons choisi une démarche d’exploitation qualitative avec l’analyse structurale et thématique qui fournit des ressources à mobiliser dans le cadre de l´interdisciplinarité. Donc, la pédagogie et la didactique s’interpellent dans le champ du processus enseignement-apprentissage et permettent d’initier une réflexion systématique sur les systèmes éducatifs traditionnels et modernes qui traversent nos sociétés. Ainsi, d’autres formes d’évaluation (évaluation par les pairs et la co¬-évaluation) abordées montrent qu’elles facilitent chez l’enfant une prise de conscience de ses processus cognitifs, le responsabilisent et l’aident à porter un jugement réflexif sur la restitution d’un conte. Nous voyons que toutes les productions sur le conte au préscolaire soulignent la mise en branle des facultés sensorielles, affectives et mentales de l’enfant. L’utilisation didactique du conte permettra d’outiller l’éducateur du préscolaire et tous ceux qui font le conte à l’école afin de mieux exploiter les mille et une facettes de ce genre oral au bénéfice des tout-petits.