La régulation des loyers au Sénégal intervient dans un contexte de déséquilibre croissant entre loyers et revenus, notamment dans les grandes agglomérations où l’on constate un pic au-delà duquel on parle de « la grande spirale infernale ». Dans le même temps, on remarque une érosion du marché locatif privé, avec une part croissante de logements sortant du parc locatif pour rejoindre la vente ou la location meublée de courte durée. En effet, les propriétaires s’éloignent d’un marché devenu moins rentable ou jugé trop contraignant et la production de logements sociaux peine à suivre dans les zones les plus tendues. Également, la baisse de la mobilité résidentielle fige le marché et empêche les ajustements nécessaires, en particulier pour les ménages modestes